Journal intime d'une femme neuro-atypique partie 4

Dernière mise à jour : 6 mars


Déjà 3 mois....


Cela fait 3 mois que le diagnostic est tombé.

Je me familiarise de plus en plus avec l'idée et j'apprends tous les jours à mieux me connaître.


Le plus compliqué pour moi vraisemblablement est de m'écouter vraiment et de poser des limites avant d'être en surcharge de stimuli et émotionnelle.

Je constate du mieux, je réduis mes interactions avec l'extérieur, je me repose si nécessaire et j'évite d'être dans le devoir ou de vouloir faire trop plaisir.

Cela me permet de prioriser et de mieux planifier afin d'éviter le collapse émotionnel et la fatigabilité.


Du coup, après 9 mois de gestation, je ressens de nouveau cet élan, l'élan d'aller vers l'extérieur, d'aller de nouveau à la rencontre de l'autre et de les accompagner sur leur propre chemin d'éveil et d'acceptation de leur Essence. j'ai l'impression enfin de renaître, tout comme le Phœnix.


Il est vrai que j'y ai laissé quelques plumes mais je me sens libérée, dans le respect et l'acceptation de moi-même.

Les plumes les plus douloureuses ont été de faire vraiment le deuil symbolique de mes parents, en particulier ma mère, de considérer la toxicité de ce lien, de m'en protéger vraiment pour atteindre la mort d'une idéalisation de petite fille qui attend que sa mère l'accepte et l'aime sans conditions.


Tout ceci pour pouvoir tous les jours être une bonne mère pour moi, ne plus avoir peur de créer des liens avec l'autre et vivre dans le respect de mes limites, de ma lumière et de mes parts d'ombre.


Prenez soin de vous

Amour, joie et lumière


Sylvia



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